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mercredi 21 mars 2012

"Dix mots, dix blogueurs" X (et fin...)

Comme promis, je termine mon périple "Dix mots, dix blogueurs" sous le couvert de la confidence...


Mais qui a donc élargi le goulet d’étranglement du sablier ?
Qui a subtilisé la zapette et en a profité pour faire défiler les images de ma vie  au rythme d’un tempo qui frise la démence ?
Qui donc a décidé de me propulser dans le temps en oubliant d’activer l’option « pas si pressée que ça » ?
Il faut que ça s’arrête ! Je freine des deux pieds, mais rien n’y fait. L’échéance approche, sournoise, dans un déhanchement méprisant, barrée d’un rictus qui me
fout les boules.
J’aperçois dans son sillage tout le cortège des petits maux qui, tel un fan-club, ne la quitte pas d’une semelle. J’ai reconnu « courbature », grâce à ses courbes disgracieuses, « vue qui baisse » et sa panoplie de lunettes jamais adaptées aux fluctuations aléatoires d’une vision à la dérive, « mémoire incertaine » qui fouille désespérément dans son sac à dos pour tenter de retrouver les mots, les objets qu’elle oublie, la plupart du temps, d’emporter. Et puis, je distingue aussi « cor aux pieds », bien qu’il essaie de se planquer dans des pantoufles orthopédiques, suivi de près par un agenda qui exhibe fièrement en lettres rouges toutes les activités que je n’ai pas pu achever « parce-que-je-vais-moins-vite-qu’avant ».

Vous êtes encore là ? Si c’est le cas, je vous remercie de m’avoir accordé une oreille attentive (tiens, en parlant d’ouïe…) parce qu’aujourd’hui, j’avais vraiment besoin de me confier. Oui je l’avoue, l’approche de la cinquantaine déclenche chez moi des accès passagers de grande consternation, mais je me soigne ! (Ah ! il faut que je prenne rendez-vous chez mon médecin pour le check-up recommandé à toute personne qui franchit le demi-siècle, même à reculons)





mercredi 14 mars 2012

"Dix mots, dix blogueurs" - Page IX

Me voilà déjà arrivée à l'avant-dernière publication de cet événement qui a eu le mérite de me remuer les méninges et de m'envoyer chercher les mots un peu plus loin que d'habitude. J'ai adoré, merci de m'avoir suivie fidèlement dans cette aventure. La semaine prochaine, je sais déjà que j'utiliserai le mot "Confier", alors je vous donne déjà rendez-vous pour une grande confidence !
Avec cette photo prise dimanche, j'ai eu envie de me pencher vers le passé juste au moment où il rejoint le présent...



Penchant d’amour.
Amour, vaste contenant pour un mot si bref.
Sentiment à la fois insaisissable et tellement rempli de réalités.
Un arrêt sur image et voilà que la vague déferle, celle du passé, celle du présent, laissant à l’avenir le soin de se déployer à son rythme. Durant un instant, j’ai revu les yeux gris de l’homme fier qu’a été mon grand-père. Incorporé dans la cavalerie, il parlait avec beaucoup de respect des montures qui l’ont accompagné durant son service militaire, puis la mobilisation. Il les appelait toujours par leur nom, nous avons appris à les connaître à travers ses paroles et ses regards empreints d’émotion.
De leur arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père, mes filles et ma petite-fille ont hérité ce penchant d’amour pour les chevaux, cette grande tendresse pour cet animal noble et doux.
Oui, je les ai revu ces yeux gris pleins de malice et de fierté et j’ai éprouvé une joie indicible d’appartenir à sa belle lignée et de découvrir dans mes enfants et les enfants de mes enfants des valeurs essentielles pour cet homme que j’ai tellement admiré et aimé. 

mercredi 7 mars 2012

"Dix mots, dix blogueurs" VIII


Pas mal de cogitations pour le mot "transports". Heureusement que ma copine a finalement refusé d'hiberner !
Je me suis servie d'un freebee trouvée chez ACO et il est issu du travail de Franny.
Et puis si j'ai réussi à utiliser ce template, c'est grâce à mon super professeur Odile !
Et bien oui, nous avons aussi travaillé à Lyon avec les copines durant cet inoubliable week-end. C'est quand qu'on repart ???



Et voilà !
Ce qui devait arriver, ben… arriva ! Madame n’a pas voulu hiberner et maintenant, elle s’ennuie et quand elle s’ennuie elle déprime, et quand elle déprime elle fait des projets de reconversion professionnelle. Elle s’est déjà imaginée devenir pilote de course, mannequin chez Loréal (elle trouve qu’elle le vaut bien), pompière, infirmière, exploratrice, bref, cette tortue est tout à fait usante. Sa toute nouvelle lubie, depuis qu’elle s’est abonnée à la revue « Auto-moto », c’est
LES TRANSPORTS et elle rêve d’en faire sa profession.
Ce matin, je l’ai surprise dans une phase de test.
Je vous laisse juger…


mercredi 29 février 2012

"Dix mots, dix blogueurs" VII

Vraiment, le scrap est une manière très efficace pour conserver les mots de nos "petits" !
Pour le 7e challenge du blog "Dix mots, dix blogueurs", j'ai choisi le mot Naturel.



Partie I
J’ai lu Dolto, j’ai bien aimé
J’ai lu « Tout se joue avant 6 ans », j’ai culpabilisé (mes trois premiers bébés avaient déjà dépassé cette échéance fatidique)
J’ai lu « T’es toi quand tu parles », j’ai retrouvé un peu le moral
J’ai lu « Les nouveaux ados, comment vivre avec ? », j’ai réalisé que nous avions été bien téméraires ou alors complètement inconscients pour avoir voulu répéter à cinq reprises les expériences des joies que l’adolescence procurent aux parents désemparés et largués
J’ai lu « Le défi de l’adolescence », j’ai repris courage (grâce surtout au chapitre  trois « Ayez le courage de ne pas être des parents parfaits »
J’ai fait une pause, alors j’ai lu « Le guide du zizi sexuel » (cela ne fait pas de mal de réviser de temps en temps)
J’ai lu « Communiquer avec les ados sans se les mettre à dos », j’ai essayé, j’ai renoncé (pour éviter l’hernie discale)
J’ai lu « Adolescence, mode d’emploi », j’ai refait une pause avec « Autant en emporte le vent » (cet intermède  était plus long que le premier, il y avait plus de pages)
J’ai lu « Comment élever un  ado d’appartement ? », j’ai compris que c’était foutu !


Partie II
Je me suis alors attaquée à un autre sujet récurent : Le Couple et j’ai lu « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus ». Parmi tous ces clichés, souvent hérités de nos ancêtres qui devaient leur élégante nonchalance aux somptueuses peaux d’ours dont ils étaient vêtus et qui partageaient leurs loisirs entre la déco de leurs cavernes et la chasse sportive aux mammouths, je me suis souvent reconnue, ainsi que l’homme qui partage ma vie (j’ai aussi repéré les avancées de l’évolution). Je me suis dit que ma génération risquait bien d’en être le dernier témoin puisque nous disposions, nous parents, d’une belle panoplie d’ouvrages (V. Partie I) distillant de précieux conseils censés éviter à notre progéniture de répéter des schémas devenus obsolètes. Il faut l’avouer, entre-temps, j’avais repris espoir.


Mais…  (et conclusion)
La semaine dernière, j’ai déchanté et j’ai bien dû m’avouer que la génétique est parfois plus forte que mes vaillantes expériences d’éducatrice savamment documentée. Je vous explique. Alors  que je me demande comment je vais bien pouvoir caser dans ma journée toutes les activités que j’ai soigneusement imbriqué mentalement les unes dans les autres, je confie à mon fils de 26, bientôt 27 ans : « Pffff….. il me faudrait trois vies pour arriver à faire tout ce que j’ai prévu ! » Il lève la tête de son journal, touché sans doute par le dépit maternel qu’il a décelé dans le ton de ma voix et il avance un conseil : « Tu devrais peut-être faire des choix ». Encouragée, je luis réponds : « Mais j’en ai déjà fait ! Je ne vais pas au bistrot, j’ai pas d’amant (ça prend du temps et ça attire les ennuis) et puis je ne fais pas de sport ».  Là, avec un soupir compatissant, il me regarde tristement et lâche : 
« Mais maman,  pourquoi est-ce que tu as choisi d’enlever le meilleur ??? ».

Ben ouais…. on se le demande….


mercredi 22 février 2012

"Dix mots, dix blogueurs" VI

Dans cette fiction, j'ai utilisée le mot "histoire" et une étiquette de Laurence



SI…
-         -    votre fauve se place stratégiquement devant la porte de votre chambre à coucher à l’heure où toutes les étoiles sont de sortie et choisit d’interpréter le plus exaspérant des miaulements pour vous signifier que sa gamelle est aussi déserte que votre envie de vous extirper de votre lit (et que vous cédez à son chant nocturne)
-         -    alors que vous avez à peine rejoint votre couette en véritable plumes d’oie, le fauve en question estime qu’il serait préférable que sa digestion s’organise  DEHORS, dans la nature  et qu’il vous le fait savoir en entonnant le second couplet de son exaspérante complainte (et que vous acceptez d’avoir vos petits petons refroidis par l’affreux courant d’air qui s’engouffre à l’intérieur alors que le chat marque une petite hésitation avant de s’introduire nonchalamment dans la nuit et ses mystères)
-         -    minou a décidé qu’il était temps pour lui de prendre un peu d’indépendance et de ne pas daigner rentrer bien que vous ayez sacrifié votre quota de sommeil pour lui permettre d’exprimer tous ses caprices de noctambule tandis que vous en êtes réduit à fixer les aiguilles de votre réveil qui enchaînent allégrement les tours de cadran en testant maintes techniques de respiration et de visualisation dont les seuls bienfaits  ont été de vous tenir éveillé (et que, par désespoir, vous vous êtes résolu à frapper à toutes les portes du quartier pour savoir sur quel canapé étranger l’ingrat a jeté son dévolu) ET QU’A SON RETOUR VOUS L’ACCUEILLEZ TEL LE FILS PRODIGUE, L’ŒIL HUMIDE, LE CŒUR EN EMOI ALORS QU’IL N’A DISPARU QU’UNE SEULE JOURNEE

SI…. mais non, je vais m’arrêter là, cette histoire-là ne peut pas être VRAIE. Qui accepterait donc d’être ainsi soumis à une boule de poils qui répond (ou pas) au nom de Dexter ?


Toute ressemblance avec des événements, des personnes ou des chats réels serait fortuite et involontaire




et puis une petite histoire pour Maëlle






et encore un peu de tricot, toujours un modèle de la Droguerie



mercredi 15 février 2012

"Dix mots, dix blogueurs" V

Par cette page, j'ai voulu relever la petite manie qu'ont souvent les enfants de commencer leurs phrases importantes par "Autrement"... et naturellement conserver la trace de cette petite anecdote !


Vacances de Noël 2011
Léandre a le don de donner la parole à ses tartines, plus que la parole, il leur donne vie. Ce matin-là,
après 30 minutes de tribulations diverses durant lesquelles les petits morceaux de pain chapeautés de
beurre et de confiture de coing ont parcouru plusieurs trajets jusqu’à Bienne (les copains de Léandre
habitent Bienne, mais ça c’est une autre histoire…), ont discuté des innovations du dernier tracteur
de la marque  Feuz (qui s’est vu doté d’une cabine bien plus aérodynamique) et ont finalement décidé
d’accepter l’invitation de Franklin pour son anniversaire, Léandre déclare très sérieusement tout en
plissant son petit nez qui est le signe annonciateur d’une très grande réflexion :

« Autrement, grand-maman, moi j’aime pas les filles ! »

Moi (sur le ton larmoyant qui s’impose face à la gravité de la situation) :

« Ah bon ? mais je suis une fille moi…. ».

Soudainement remplie de l’espoir que je vais échapper à cette sanction drastique (mon côté optimiste
qui refait surface) j’attends, tout en émoi, la répartie de ma descendance, qui ne tarde pas d’ailleurs :

« Autrement, moi j’aime pas les filles »

A ce moment-là, je sens indubitablement que mes chances d’appartenir à une catégorie qui inclurait  le
fait que je suis une fille tout en me maintenant dans le camp de ses préférences, sont grandement
menacées par le petit froncement de nez résolument belliqueux :

« Mais, ajoute-t-il en manipulant sportivement les tartines qui sont devenues, entre-temps, des vélos de
course, j’aime venir en vacances chez toi ! »

Ouf ! mon honneur de grand-mère est sauf !


mercredi 8 février 2012

"Dix mots, dix blogueurs" IV

Toute une prose avec le tout petit mot "chez"...



"Chez les Autres…
Aujourd’hui, je m’invite chez vous, quelle impudence me direz-vous ! J’ai longtemps hésité,
je l’avoue, mais c’est plus fort que moi, je n’ai pas pu résister à l’envie de pousser enfin votre
porte fermée depuis longtemps sur votre histoire, sur un passé dont il ne reste qu’un pan de
mur tagué par le passage du temps. Combien d’autres avant moi ont-ils franchi le seuil de
l’ancienne bâtisse stigmatisé par l’usure de la vie qui s’en vient et qui s’en va. Combien
d’histoires, de destins, de bonheurs, de tristesses aussi ont-elles transité en ces lieux
devenus vestiges d’un avenir qui s’est enfuit ailleurs. J’aurais voulu découvrir quelques-uns
de vos secrets, saisir quelques-uns de vos rêves… pas tous, non bien sûr, je ne souhaite pas
m’introduire dans l’intimité de vos âmes, mais juste vous connaître un peu avant de repartir."

mercredi 1 février 2012

"Dix mots, dix blogueurs" III

Des rêves encore plein la tête, c'est tout naturellement le mot "songe" que j'ai eu envie de visiter pour ma participation au troisième challenge du blog "Dix mots, dix blogueurs".


 et puis pour vous éviter de vous dévisser la tête, voilà le journaling :


Songe de Janvier

Je me réveille dans la douce chaleur du petit matin, des oiseaux invisibles se donnent déjà la réplique. Mon homme est à mes côtés, tellement beau dans la lumière qui filtre discrètement à travers les persiennes. Premier sourire, première tendresse. Je pousse la porte pour accueillir la journée qui s’en vient et avance pieds nus dans le sable blond et tiède. Se laisser faire, s’abandonner, ne plus décider, ni même essayer, juste être. Accéder à la perception ultime de l’unité de la création, de la créature qu’elle a enfanté et que je viens enfin habiter, tous mes sens enfin révélés. Je dépose un regard nouveau sur les turquoises d’un océan qui gémit silencieusement, telles les eaux maternelles qui ont enveloppé mes premières heures. L’astre qui, quotidiennement, décline dans  une débauche de lumière aux tons orangés entraîne dans son sillage un songe qui s’est  imperceptiblement emparé de mon existence jusqu’à y inscrire les traces d’une évanescente irréalité.

mercredi 25 janvier 2012

"Dix mots, dix blogueurs" II

Pour la deuxième semaine du challenge, j'ai choisi le mot "caractère" que j'ai associé à la douce (la plupart du temps)  Maëlle. Il faut avouer que la choupette a des arguments et qu'elle nous (enfin me) mène par le bout du nez !
"Quand la vie vous a doté d'un si joli minois, autant en faire usage pour parvenir à ses fins. C'est que la demoiselle, sous ses airs d'ange, a de la suite dans les idées et utilise tous les moyens dont elle dispose pour obtenir ce qu'elle veut, sauf le langage qui ne se compose que de trois mots... d'où l'avantage de posséder d'autres arguments !"

Et puis quand on part en vacances, arrive le jour où il faut bien rentrer. J'avoue que le retour s'est fait sans grand enthousiasme et les retrouvailles avec une neige humide et un temps gris et bas n'ont fait qu'augmenter ma nostalgie (oui déjà...) de plusieurs degrés ! (c'est inversement proportionnel à la température extérieure cette histoire-là). Mais en même temps, il y a de quoi non ?

dimanche 15 janvier 2012

Dix mots - Dix blogueurs - I

En novembre dernier, j'ai reçu un message pour le moins surprenant en provenance du Ministère français de la Culture et de la Communication. En substance, il m'informait que dix blogs issus d'univers très divers avaient été choisis pour être les ambassadeurs virtuels de la Semaine de la langue française et la Francophonie et que le mien en faisait partie. J'ai relu plusieurs fois le message pour être bien sûre d'avoir bien compris son contenu avant d'accepter, avec la petite peur de ne pas être à la hauteur mais aussi un grand bonheur d'être invitée à participer ainsi à un si beau challenge.

Dans le blog créé spécialement pour l'événement vous pourrez découvrir tous les participants à cet événement et leurs propositions semaine après semaine et ceci depuis aujourd'hui.

Le "dix mots qui nous racontent" à utiliser au fil de nos billets sont les suivants :
âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports...
un bien joli programme non ?

Pour ma première page, j'ai utilisé les mots penchant, histoire, âme



En me penchant sur les mots abandonnés par un autre, je prends le risque de basculer dans les profondeurs d’une histoire qui n’est pas la mienne. Je m’immisce dans les pensées de femmes, d’hommes, jusqu’à l’indecence parfois. Je perçois le contenu de leur âme bien mieux que je n’accède à la mienne. Longtemps encore après avoir tourné la dernière page, certaines de ces rencontres continuent de m’habiter, de me bousculer, de dévoiler à ma conscience, par touches subtiles, le sens de l’existence.